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 Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya

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MessageSujet: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Mar 10 Jan - 0:43




I COULD BE YOUR KRYPTONITE.

Mourir est tout au plus l'antonyme de naître, L'antonyme de vivre reste à trouver.


Je suis pris dans ma tête. Je ne peux plus bouger, je ne peux plus parler ni ouvrir les yeux. J’ignore si c’est un cauchemar ou si c’est la réalité, mais je suis bien là. Je hurle pour prévenir qu’au fond je ne suis pas mort, que je comprends. Toutes les conversations que j’ai pu entendre entre mes parents, entre les diverses médecins qui daignaient se pointer dans ma chambre, tout ça n’avait aucun sens. J’étais présent sans réellement pouvoir l’être. Toute cette bêtise je m’en souviens comme si c'était hier, d’ailleurs j’en rêve tous les jours depuis des années. Cette nuit n’étaient pas différentes de toutes les autres, au contraire, je rêvais exactement les mêmes détails, les mêmes sentiments. Voilà le problème, je vivais les mêmes choses de façon assez répétitive depuis 7 ans. J’avais le sentiment de me noyer dans mon propre esprit, d’oublier chaque parcelle de mon humanité et de devenir une machine qui obéit aux ordres. Le seul moment où je me sentais réellement revivre était quand je dessinais. Le dessin était pour moi une façon de m’exprimer que je ne comprenais pas du tout. Mon cerveau agissait comme un intermédiaire entre ma main et mes souvenirs. Quand je dessinais je me mettais à voler et à oublier les tracas. Qui aurait cru qu’un homme souffrant d’amnésie assez profonde chercherait à oublier quoi que ce soit? C’est justement ça le problème! J’avais perdu le contrôle de ma propre vie il y avait 7 ans. Depuis ce jour je n’avais jamais retrouvé de sérénité quelconque et je survivais.

Comme la plupart des nuits, je me réveillai en criant et couvert de sueur. Comme chaque nuit, je pris quelques secondes avant de comprendre que j’étais bel et bien à l’intérieur de mon studio. Je passai ma main contre mon visage pour frotter mes yeux encore ensommeillés. Je fis un pas pour sortir de mon lit mais je ne me rendis pas très loin. Encore une fois j’étais couvert de feuille de papiers noircis par les différents barbouillis que j’avais faits pendant mon sommeil. J’en pris une pour l’observer mais je ne comprenais jamais ce que je faisais. Celle que j’avais dans les mains était pour la plupart dessiné en noir. Il y avait une maison au tout milieu et un paysage grossièrement dessiné autour. Je jetai la feuille et je me levai. Il fallait que je sorte de mon studio. Je ne pouvais pas rester dans un espace aussi confiné quand je venais de faire un rêve comme celui-ci. Je ne pouvais pas rester ici parce que je ne pouvais pas comprendre ce que j’avais dessiné. Ça me rendait complètement fou. Je jetai un coup d’oeil à mon téléphone. J’avais 6 appels manqués de ma mère. Je n’avais pas l’intention de l’appeler elle ne méritait pas que je lui offre mon attention. Il était 5h du matin. Habituellement j’attendais que le soleil soit levé le bout de son nez mais aujourd’hui j’allais faire une exception. Je pris mes baskets de course, j’enfilai des pantalons de jogging et un chandail puis je quittai mon studio. S’il y avait une chose que je trouvais plus libératrice que dessiner s’était bien la course. Je mis le son de ma musique classique à son plus haut volume puis je partis courir dans mon quartier.


love.disaster
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Ven 20 Jan - 21:40




please have mercy on me

À force de tomber, j'ai appris à amortir ma chute.


Cela faisait quatre ans que j'étais étudiante en droit et que ma mère est décédée. Il n'y a pas une seule journée où je ne pensais pas à elle. Elle me manquait toujours plus chaque fois que le temps coulait. Après tout ce qui s'est passé dans ma vie, il y a eu beaucoup de changements sur mon comportement. J'étais devenue une personne totalement froide et renfermée. J'ai du mal à donner ma confiance et à m'ouvrir envers quelqu'un. Je n'ai jamais eu l'occasion de connaître l'amour. Certains me disent que c'est magique alors que d'autres me disent le contraire. Qui devrais-je croire? Je ne me suis jamais questionnée par rapport à ça. Peut-être que je ne suis pas prête de m'engager dans une relation sérieuse. J'ai encore beaucoup de choses à résoudre concernant ma personne envers de partager ma vie avec un homme. À chaque fois que j'essayais de m'ouvrir à quelqu'un, je fuyais de peur qu'on me fasse du mal. Cette crainte ne cesserait de me hanter. Orgueilleuse comme je suis, je n'oserai pas demander quelqu'un de l'aide sachant bien que j'en ai besoin. J'ai besoin qu'on vienne me dire que tout va bien se passer et que je ne dois pas trop me soucier. En gros, je devais donner une seconde chance à la vie et à l'humanité.

Aujourd'hui, je me rendais dans un centre d'orphelinat. Les enfants étaient les seuls êtres dont j'étais capable de donner ma confiance aveuglément. Leur innocence et leur franchise me rassurent. Aux yeux d'un enfant, il va nous accepter tel que nous sommes et c'est pour cette raison que j'adore ces petits êtres malgré qu'ils peuvent être détestables. Il était très tôt ce matin, mais je tenais beaucoup à donner de l'aide malgré qu'aujourd'hui était ma journée de congé. Avant de m'y rendre, je décidais d'aller courir un peu afin de me changer les esprits. Habillé en tenue de sport, je sortais aussitôt de chez moi en me mettant à courir dans mon quartier avec les écouteurs dans les oreilles. Je me coupais totalement du monde et je focusais sur ma personne et personne d'autre. J'avais besoin de ce moment à chaque matin pour m'aérer le cerveau.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Dim 22 Jan - 23:40

C’est drôle de voir que la course ramène l’instinct primaire de la plupart des gens. Il est tellement facile de s’oublier dans une action aussi simple et machinale. Voilà ce que j’aimais de ce genre d’activité: je n’avais pas besoin de penser je pouvais seulement agir. Ça me rappelait les enfants au parc qui était tellement libre de tout conflit, libre de tout tracas. Je voulais devenir cette personne innocente, une personne dont on s’occupait. Je voulais oublier mes craintes et me dire que la vie n’était pas tellement plus complexe. Malheureusement pour moi, j’étais beaucoup trop réaliste et conscient de la méchanceté des gens pour pouvoir être aussi naïf. Alors je courrais pour m’approcher de ce sentiment. Je courrais pour me rappeler que la vie était parfois beaucoup plus facile qu’elle me laissait le croire. Comme presque à chaque fois, je courrais sur de la musique classique. J’aimais tellement la profondeur de ce style de musique. Je trouvais que la musique classique avait une sorte de magie que personne ne pouvait réellement percevoir. Les sentiments dans ce genre de musique étaient tellement pur, tellement vrais. Il n’y avait aucun flafla, aucun costume excentrique, aucun instrument informatisé, seulement du vrai. Les sentiments ressentis étaient également tellement vrais et je voulais que ce genre de lapsus s’applique à ma vie. Je voulais être une personne vraie, être capable de m’exprimer et de dire ce que je pensais sans avoir peur qu’une personne pense que je joue un rôle. Je voulais être libre de vivre ma vie comme bon me semblait.

Je courrais souvent un bon 6 km. J’avais beau être un lâche sur beaucoup d’aspects de ma vie, j’avais une forme du tonnerre. On disait souvent de moi que j’étais un homme très musculaire et s’était dans un sens, très vrai. Je ne faisais pas du sport pour attirer les femmes avec mes muscles, non! Je faisais du sport parce que c'était une façon comme une autre de me défouler, d’oublier. Après avoir regardé ma montre, j’arrêtai ma course. J’avais terminé mes 6 km et j’allais devoir marcher pour ne pas avoir de point. J’étais couvert de sueur, c'était épouvantablement dégoutant mais qui s’en souciait? Je me souciais tellement peu de l’opinion des autres, j’aimais bien ma solitude habituelle. j’avançai puis je partit pour prendre une gorgée de ma bouteille d’eau quand elle me glissa des mains. Et merde! S’était moi tout craché! Je me penchai pour ramasser ladite bouteille quand une charge inconnue tomba directement sur moi. Heureusement pour moi j’étais déjà penché ce qui m’empêcha de tomber directement sur l’asphalte. Je pris la charge dans mes bras pensants que s’était probablement une personne puis-je la serra dans mes bras. Elle atterrit directement contre mon torse mettant tout son poids sur moi et l’empêchant ainsi de se blesser. Heureusement que tu as des réflexes d’enfer Harry, me dis-je à moi-même dans ma propre tête. Je passai une main pour éloigner ses cheveux de son visage et les mettre derrière son oreille puis d’un ton inquiet je lui demandai: est-ce que ça va? La position m’était très inconfortable, je n’aimais pas vraiment qu’une femme soit couchée contre mon corps. Ne vous m’éprenez pas, je ne suis pas homosexuel et j’aime les contacts physiques. Seulement j’aime les contacts physiques avec les gens que j’apprends à connaitre et à qui je fais confiance. Il m’arrivait se faire quelques exceptions mais pas avec elle. Elle était belle mais pas à ce moment là, elle m’avait dérangé et quasiment agressé pendant mon repos. Elle ne méritait pas mon attention, du moins pas ce genre d’attention.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Dim 12 Fév - 1:33


please have mercy on me

À force de tomber, j'ai appris à amortir ma chute.


Je continuais de courir en accélérant la vitesse. Tout comme d'habitude, je me laissais aller dans la musique sans vraiment porter attention aux alentours. Je devenais égoïste lorsque je faisais du sport. Après tout, c'était mon moment à moi et c'était ce moment où je pouvais me concentrer sur moi sans me soucier de personne. Je continuais ma course, mais je finissais par trébucher sans me rendre compte qu'il y avait quelqu'un qui s'était accroupi entre temps. Mon premier réflexe était de m'appuyer sur mes bras pour amortir ma chute. Je sentais alors les bras musclés de la personne en question autour de moi comme s'il s'était servi de bouée de sauvetage. Du coup, je ne ressentais pas de douleur ce qui est étrange. J'étais toujours la première à me blesser et me voilà presque intact.

Je finissais par me relever pour qui s'était à me serrer ainsi. Entre temps, une voix masculine me demandait si ça allait. Je finissais par le regarder, mais aucun son ne sortait de mes lèvres. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Est-ce que c'était réel ou j'étais en train de rêver? Il m'a fallu un temps avant d'y répondre: « Oui.. mmh.. oui ça va... » Disais-je en souriant faiblement. Et puis, je me rendais compte qu'il ne me reconnait pas. Pourtant, je n'avais pas tant changé depuis le temps. J'avais toujours les mêmes traits. Enfin, j'avais mûri c'est sûr, mais on arrivait souvent à savoir qui j'étais. Je finissais par me séparer de son étreinte avant de lui tendre la main pour qu'il se relève à son tour. « Désolé... Je suis maladroite. Je t'avais pas vu.. Désolé encore Harry.. » Disais-je en espérant qu'il puisse me reconnaître. Harry était un ami d'enfance, mais malheureusement, avec mes problèmes familiaux, j'ai perdu contact avec lui. Disons que dans ce temps, j'avais envie de rien. Tout ce qui m'importait c'était de sortir de mon passé pour mieux recommencer à zéro. Je n'ai pas pris la peine de le contacter et je le regrette. J'espère qu'il ne m'en veut pas... Il n'est pas le seul avec qui j'ai pas pris la peine de donner un petit coup de fil. Quand on est brisé, c'étai comme si tout s'éteint autour de nous. L'envie, l'espoir et la confiance partaient. C'était entre autres pour ça que je suis devenue une personne froide, méfiante et réservée. J'étais devenue l'opposée de qui j'étais vraiment.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Dim 12 Fév - 2:47

Je n’aimais pas les contacts physiques. Quand je touchais une autre personne, je perdais le contrôle et je détestais ça. tout était une question de contrôle pour moi. Je réussissais à rester saint d’esprit et à vivre ma vie malgré toute les épreuves que j’avais vécu parce que je gardais le contrôle sur tout. J’exerçais mon contrôle sur toute les sphère de ma vie. Mon métier était la seul chose pour laquelle je me permettais une petite relâché. Si je voulais créer des oeuvres qui avaient de l’intérêt je devais me laisser aller. Voilà pourquoi je n’étais pas tellement content de tomber nez à nez avec une blonde. Habituellement je l’aurais laissé tombé sur le sol et je l’aurais observé sans rien dire. Cette fois-ci je n’avais pas vraiment eu le choix, elle m’était tombé dessus radicalement. Je n’avais pas eu le temps de réfléchir à un plan pour éviter cette situation, j’avais donc agit instinctivement. Malheureusement, mon instinct se sentait d’humeur courtoise aujourd’hui puisqu’elle avait pris la décision de me blesser plutôt que de blesser cette fille sans intérêt. J’étais en colère contre moi… pourquoi fallait-il que j’aie engagé la conversation avec elle, maintenant j’allais devoir faire un effort incroyable de gentillesse et j’allais être coincé là des heures. Je détestais la politesse et a courtoisie pour moi s’était tellement hypocrite. Il était assez rare qu’une personne était réellement ravie d’en rencontrer une autre alors pourquoi faire semblant?

Je l’observa se relever avec un regard emplit de haine. Elle me tendit une main que j’ignora. J’étais quand même capable de me lever tout de seul. Je l’observa dans les yeux avec un air de défi, elle pensait que j’étais cette personne faible qui n’arrivait pas à se lever seul? J’allais lui en montrer moi! Je me leva sans effort en utilisant à peine mes mains. Le ridicule de la situation m’aurait fait rire si je n’étais pas aussi fâché. J’étais certainement la personne la plus en forme qu’elle risquerait de rencontrer ici. J’observa mon bras qui était ensanglanté parce qu’il avait empêché cette fille de se blessé elle-même. Qu’elle belle manière de commencer la journée: une chute, un bras et une main ensanglanté. S’était le pied total, j’avais besoin de mes mains pour peindre, j’étais encore plus en colère. Elle était le modèle parfais de la petite blonde parfaite qui avait couru directement vers le beau mec pour se faire remarquer. Ce genre de fille me tapait sur le système, comme si j’avais juste ça à faire moi de me taper des petites enveloppes vide de cerveau moi! Je passais une main dans mes cheveux pour essayer de me calmer un peu, ça ne servirait à rien de me fâcher. Je n’avais pas envie de perdre mon temps, pas aujourd’hui. J’allais l’ignorer et la quitter quand elle s’excusa. Bon belle essaie pauvre idiote! QUOI? Ce qui suivait était incompréhensible. Comment elle savait mon nom? Elle s’était probablement renseigné auprès d’une amie ou elle avait vue une affiche pour mes cours de peintures. Sans un regard dans sa direction, je plaça mes écouteurs dans mes oreilles puis je tourna les talons et recommençais à courir.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Mar 21 Fév - 1:54


please have mercy on me

À force de tomber, j'ai appris à amortir ma chute.


J'avais pris la peine de m'excuser de ce qui venait de se passer. C'est alors qu'il décidait de partir ainsi sans dire un seul mot. De plus, il me jetait un regard de la mort comme s'il voulait ma peau. Énervée, je me mettais à lui courir après et me mettant devant lui. Je tirais sur ses écouteurs pour qu'il puisse m'écouter. « Premièrement, t'es pas obligée de jouer le connard avec moi et faire semblant que je n'existe pas. Où est passé la politesse chez toi? Je vois qu'avec toi, elle est partie assez loin. La prochaine fois, on dit ça va aller ne t'en fais pas au lieu de partir comme un pauvre con! » Disais-je en lui jetant les écouteurs sur lui avant de me mettre à courir. Je mettais mes écouteurs dans les oreilles en sortant du parc pour me rendre chez moi.

Comme à chaque fois, je me rendais à l'orphelinat pour passer du temps avec les enfants et à préparer des repas pour eux. Comme prévu, j'avais pris le temps de prendre ma douche et de m'Habiller. Une fois fini, je me rendais sur les lieux. Sans avoir le temps d'enlever mes souliers, je voyais les enfants venir en courant vers moi. Je me mettais à sourire grandement. Je m'accroupissais vers eux pour leur faire un câlin collectif. C'est fou comment ils me rendaient heureuse et me faire oublier que je venais de croiser un pur con qui était auparavant mon ami d'enfance. Bref, je chassais cette personne de mes pensées avant de me laisser me guider par un des orphelins, Jackson. Ils m'avaient préparé une petite surprise sachant que j'allais venir. En entrant dans la pièce, j'apercevais une personne dont je n'avais pas envie de recroiser. Mon sourire diminuait et mon visage devenait très froide. Ah merde, pas lui encore!
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Mar 21 Fév - 2:40

J’avais pris la noble décision de fuir la crise. Après tout ce genre de petite blonde avait toujours tendance à rendre toute les situations beaucoup trop compliqué. J’allais atteindre le point culminant de Nessum Dorma quand cette petite garce enleva mes écouteurs. S’était une chose de m’insulter ou même d’arrêter ma course, s’en était une autre d’interrompe l’un des plus beaux morceaux de musique classique jamais composé. Si j’avais été bougon par la passé, maintenant j’étais fou de rage. J’écouta toute sa litanie avec un sourire amer aux lèvres. Mais s’était qu’elle mordait la petite. En gros elle me bafouillait que j’étais grossier, que je n’étais pas comme sa avant et que je devais aller me faire foutre. Je fus surpris par certaine de ses remarques. Elle n’avait aucune leçon à m’apprendre sur la politesse, on ne court pas après une personne pour l’insulter d’impolitesse en lui arrachant ses écouteurs pendant qu’il court… C’est elle l’impoli. Et puis qu’est-ce qu’elle pouvait bien connaitre de moi? Je n’avais aucune photo souvenir d’elle, elle n’avait donc pas dû être d’une grande importance. Enfin je n’allais pas m’attarder sur ce genre de connerie, elle m’avait enfin foutu la paix et je pouvais finir mon jogging tranquillement jusqu’à mon appartement. Elle avait dérangé ma précieuse routine, je devais aller prendre une douche rapide maintenant parce que j’allais être en retard pour mon cours à l’orphelinat.

Je partis avec un peu de retard, mon nécessaire de peinture sous le bras. Je ruminais encore de rage face à cette jeune adolescente hormonale et agressive… il fallait que je me calme. Si je n’aimais pas donner des cours, ceux à l’orphelinat était de loin mes préférés. J’adorais les enfants, je pouvais leur faire pleinement confiance sans avoir peur une seul seconde qu’il me poignarde dans le dos. Ceux de l’orphelinat était spéciaux, ils étaient passionnés et intéressé par tout ce que je pouvais leur apprendre. J’entra dans la salle de cours de l’orphelinat avec un sourire aux lèvres… l’odeur familière de la peinture me rendais toujours plus heureux. J’inspira un bon coup puis j’installa mes choses pour me préparer au cours. J’allais faire des paysages aujourd’hui! Une fois mon nécessaire prêt j’alla chercher les enfants pour les amener dans mon cours. Je terminais ma tourné de câlins et de sourire quand je leva les yeux. Merde, putain, saperlipopette! S’était cette petite blonde à la bouche trop bavarde. J’esquissa un sourire fier. Une partie de moi aimait se d’écrire comme une personne dénuer de toute méchanceté mais la vérité était que j’étais un être humain. J’aimais la vengeance quand elle était pleinement mérité. J’avança avec un sourire pleinement satisfait puis je me racla la gorge pour obtenir l’attention des enfants. ‘’ Les enfants j’ai une proposition à vous faire… Et si on demandait à votre copine de jouer les modèles lors du cours d’aujourd’hui? ‘’ Dis-je avec un sourire fendu jusqu’au oreille tout en observant la fille en question. J’écouta les enfants dire oui tous ensemble avec excitation… Si seulement elle savait ce que j’allais lui demander de faire…
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Ven 24 Fév - 22:36


please have mercy on me

À force de tomber, j'ai appris à amortir ma chute.


Il était clair que je n'allais pas le laisser partir ainsi sans dire mon dernier mot. D'un côté, je pouvais comprendre qu'il m'en voulait d'être partie de sa vie du jour au lendemain et que je n'ai jamais pris le temps de m'expliquer avec lui. Je ne méritais tout de même pas qu'il agisse ainsi avec moi. Après tout, nous étions des amis très proches. Le mieux qu'il puisse faire, c'était de me dire un petit allo, et non me jeter un regard de meurtrier. Bref, je décidais de me rendre au centre d'orphelinat. En un claquement de doigts, les enfants m'ont fait oublié ce qui s'était produit précédemment. Je les laissais me guider dans leur salle de jeux et je tombe nez à nez avec Harry. Encore! Bordel. Je ne vais pas m'en échapper aussi facilement que je le pensais. Qu'est-ce qu'il faisait ici au juste? Il m'a suivi pour se venger? Je ne l'ai jamais vu ici, sinon ça ne sera pas la première fois que je le voyais ici. Peut-être qu'il est nouveau dans les bénévolats et que je n'étais pas au courant. Bref, passons. « Les enfants j’ai une proposition à vous faire… Et si on demandait à votre copine de jouer les modèles lors du cours d’aujourd’hui? » Disait-il. Je pouvais voir sur son front : Tu vas me le payer ma petite blonde. Ça empestait la vengeance à plein nez. Je le fusillais du regard subtilement. Je baissais ma tête vers les enfants qui me disait de poser pour eux. Ils étaient tous là à me supplier d'accepter et ils savaient très bien que je n'étais pas capable de leur dire non. « D'accord mes bouts de choux. Je vais poser pour vous! » Disais-je avant d'entendre leur cris de joie. Je poussais un petit rire en me laissant tirer vers Harry par un petit bonhomme qui voulait que je m'installe. Je posais mon attention sur Harry en le regardant. Je sentais la colère m'envahir, mais je décidais de me calmer pour ne pas faire peur aux enfants. J'allais m'installer comme prévu devant lui en déposant mon sac au sol. « Bon , commençons! » Disais-je en posant mes mains dans mes poches de jean arrière.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Ven 24 Fév - 23:30

Dire que j’étais un être machiavélique était un pur mensonge… je n’étais pas une personne méchante, j’aimais simplement la justice. Dans le cas de cette blondine, elle avait juste été ingrate et mal élevé. Dans mon ancien monde, je l’aurais probablement trouvé séduisante, elle était le genre d’idiote sans cerveau que l’ancien moi ce serait tapé. Malheureusement pour elle, le nouveau Harry était beaucoup plus intelligent et malin et il ne laissait personne entrer. Alors elle méritait d’être jugé sévèrement! Elle méritait que je m’abaisse à son niveau et que je joue les enfants quelques heures. Disons que je faisais cette acte dans le but de lui inculquer une leçon: elle devait apprendre qu’il fallait être gentil avec les autres et ça, même si on est persuadé de les connaitre et de les prendre pour acquis. La triste vérité était que j’allais devoir me sacrifier, aller contre mon sentiment de rage et faire le bien. J’allais devoir enseigner à cette petite conne ce qu’était la politesse parce que clairement elle avait été beaucoup trop gâtée. Bon d’accord je n’aurais pas dû utiliser les enfants… mais qu’elle meilleur façon d’embobiner une personne que d’utiliser l’innocence elle-même? Je souriais de toute mes dents fier et arrogant en même temps. Les enfants la poussait vers moi et malheureusement pour moi j’allais devoir aller contre mon voeux personnel et la toucher. L’idée me répugnait mais si je voulais lui donner sa leçon, je me devais de lui toucher.

Une fois dans la salle de classe, je plaça ma veste bleu marine sur la chaise puis je retourna vers les enfants. ‘’ On prend place les enfants ‘’ Dis-je en tapant des mains pour les ramener à l’ordre. J’allais devoir user de charme pour qu’elle pense que je l’appréciais un peu et que je lui avais pardonné. Si j’avais un bon défaut s’était que j’étais un excellent manipulateur, quand on est la victime on apprend à devenir le système de défense. Je passa une main dans mes cheveux puis je m’approcha un peu trop prêt d’elle. ‘’ J’aimerais que tu me laisse te placer ‘’ Dis-je à deux pouces de son visage pour la troubler. Le plan marchait comme il se devait puisqu’elle bafouilla une réponse intimidé. Qu’est-ce qu’il y avait de pire que de prendre la pause pour des enfants qui dessine très lentement? Prendre une pose difficile à tenir. Je pris son bras que je leva pour qu’il soit à la même hauteur que son épaule. Je pris ensuite son autre bras que je plaça en extension mais plus bas que l’autre. J’écarta ses jambes un peu puis je me tourna avec un sourire satisfait. Elle ressemblait à un espèce de robot. J’avais commencé ma carrière comme modèle et je connaissais presque toute les poses… surtout les plus douloureuses. Je venais de lui en donner une très difficile. ‘’ Bon alors les enfants je vous donne votre matériel et on commence? ‘’ J’écouta le oui bruyant puis, je me dirigea vers mon bureau pour prendre les feuilles et les fusains. Je passa dans chacune des rangées en prenant bien mon temps et en discutant avec les enfants. Une fois le tout terminé, je me plaça à coté de la blondinette puis c’est avec un sourire satisfait que je lui chuchota ‘’ Surtout on bouge pas ‘’.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas moi qui court vite, ce sont mes chaussures -- Klavdiya   Sam 25 Fév - 23:45


please have mercy on me

À force de tomber, j'ai appris à amortir ma chute.


La dernière chose que je voulais était de passer du temps en sa compagnie. Je sentais déjà la haine m'envahir en moi et je savais que j'allais passer un mauvais quart d'heure. Comme prévu, je me posais devant lui. Il s'approchait de moi, beaucoup trop à mon goût. Ma mâchoire se crispait et par réflexe, mon visage se reculait du sien. Il méritait une belle baffe. J'étais déçue de voir comment il était rendu. J'avais l'impression de voir une autre personne. Et si c'était son jumeau? À ma connaissance, il n'a jamais eu de jumeau... Il me faisait rappeler mon beau-père et ça, c'était loin d'être un compliment. Il était presque comme lui : manipulateur, méchant, profiteur et colérique. Il me faisait rappeler à quel point les hommes peuvent être des connards et qu'il faut en tenir loin. Ça sera la dernière fois que je le vois. Je n'ai pas envie de sentir sa présence près de moi. J'ai surtout pas envie de me rappeler mon passé douloureux. Je n'ai pas besoin de me rappeler que ma famille a été détruite par un bon à rien et que je me suis fait traiter de tous les noms et abuser comme une ordure. J'ai décidé de rester calme pour les enfants. Je ne voulais pas leur faire peur ou qu'il me fuit en me voyant méchante avec lui. Son petit jeu de séduisant, il pouvait le mettre où je le passe. Ça ne marchera pas avec moi et je ne compte pas tomber dans son piège. Je le laissais me placer comme il se doit. Il y a eu un moment où j'avais envie de lui donner un coup de pied entre ses jambes. Il m'énervait. Je le détestais déjà et j'avais hâte de quitter ce lieu pour ne plus jamais le recroiser.

Les bras tendus devant moi et les jambes écartées, je le regardais prendre le matériel nécessaire. Il prenait son putain de temps pour me faire souffrir. Imbécile! Me disais-je intérieurement. Je ne comptais pas lâcher prise. Je vais lui montrer à ce petit con comment une femme peut être forte et qu'elle ne va pas pleurer à la moindre douleur. Il pourrait se mettre le doigt dans l'oeil s'il comptait me faire craquer. Jamais de ma vie, j'allais montrer ma faiblesse envers quelqu'un. Il ne faut pas non plus qu'il pousse trop loin, car je risque de ne pas aller à main morte avec lui. Une fois que les enfants avaient leur matériel, je le suivais du regard. Je l'écoutais me parler et je pouvais voir qu'il était fier de ce qu'il était en train de me faire subir. Je souriais grandement avant de pousser un petit rire. « Va t'installer au lieu de marcher comme un clown à travers la pièce. » Disais-je en regardant devant moi. Je remarquais les enfants se concentrer dans leur dessin et ils étaient beaux. Je les examinais un par un. Ça me détendait de leur voir impliqué et heureux que je sois là à poser pour eux. Je ne portais plus attention à Harry. Je faisais qu'observer les enfants en souriant légèrement. Ils me rendaient heureuse et ils me faisaient oublier tous mes problèmes. Je les aimais inconditionnellement et c'était fou à quel point ils pouvaient me réchauffer le coeur à la moindre geste.
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