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Caught red-handed - Swann Reeves

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MessageSujet: Caught red-handed - Swann Reeves Ven 16 Mar - 23:58

ft. dearie little Swann

girl I caught you in your little white lie
red handed, red handed

CAUGHT RED HANDED

20h27. Kristopher abaissa enfin son stylo – déchargé de ses devoirs journaliers. Une pile de copies bariolées de rouge, signées de la main d’élèves plus ou moins appliqués, recouvrait la table de sa petite cuisine. L’heure du dîner avait beau ne pas encore être passée, son ventre n’avait eu de cesse cette dernière demi-heure de lui rappeler, grondant, le contenu, trop frugal, de son repas de midi. Mais la cantine du lycée était mauvaise  – les pâtes toujours trop cuites et les légumes jamais tout à fait décongelés : le professeur se contenait le plus souvent d’avaler sa ration le plus vite possible avant de filer en salle de profs pour croquer dans une pomme. Le travail de la cantinière, sans être infecte, était loin d’être à son goût et conjugué à l'ambiance oppressante d'un réfectoire d'adolescents déchaînés mêlant discussions animées, ragots, éclats de rire et hurlements de surveillants leur intimant de se taire, la pause du midi s'avérait être - en fin de compte, tout sauf une heure de rémission.

Cette journée avait été terrible et plus le brun y repensait, plus elle trouvait une place de choix dans le tableau des pires vingt-quatre heures de sa vie. Le réveil incommodant, le bac blanc qui approchait, ces contrôles qu'il n'avait pas su corriger à temps, cette fichue classe de secondes - sans doute blinde de futurs littéraires, incapables de résoudre la moindre équation, Swann et son arrivée, son 'intervention' et son départ précipité, et pour finir, le point d'orgue de son calvaire : Mrs Gardner.

L'intransigeante conseillère principale d'éducation qu'il devra se mettre à fuir comme la peste - tel un pauvre lycéen manquant de se faire coller, à partir du lendemain. Il referma le robinet de l'évier un peu trop brusquement - couac. Les gens commenceraient à jaser bien avant son arrivée en salle des profs - et pour combien de temps, seul Dieu le savait.

Kris but à grande gorgée son verre d'eau tandis que son attention se rapportait sur la bouteille qui lui faisait face. De la Volvic - 100% minérale - c'est-à-dire 100% meilleure que celle plein de calcaire qu'il venait d'ingurgiter. Tant pis - le professeur de maths refusait tout simplement de s'en servir. C'était au-dessus de ses forces.

La honte, putain.

Il revoyait le regard mi-outré, mi-salement moqueuse de celle qui n'était pas Swann. Putain, putain, putain. Ce sentiment d'humiliation ne disparaîtra sans doute jamais de sa mémoire, jamais.

Ting - le micro-onde eut finalement raison de ses réminiscences. Ses coquillettes étaient prêtes. En deux-temps trois-mouvements, Heffernan les recouvrit d'une épaisse couche d'emmental et extirpa de son frigidaire une danette chocolat avant de s’attabler à un recoin libre de sa table. Celle-ci, en plus de lui servir ses repas, faisait office de bureau, de plan de travail et parfois-même de fourre-tout.

La cuisine du professeur était à l’image de son appartement : fonctionnelle, idéalement située et très onéreuse. Ainsi qu’un peu trop exigüe. A son installation dans le quartier, K. s’était décidé à s’offrir ce qu’il y avait de mieux en matière d’électroménager – son frigo et son lave-vaisselle valaient une petite fortune, mais le manque de place et de temps l’y obligeant, il se retrouvait le plus souvent à chauffer ou à réchauffer des conserves au micro-onde.

Son salon était dans le même esprit : le canapé était bon marché, le pouf et le plancher guères accueillants et le papier-peint sans doute un peu trop défraichi, mais une télévision gigantesque surplombée de deux consoles derniers-cris trônaient fièrement contre le mur.

En bref, tout chez K. semblait trahir sa tendance à vouloir vivre autrement. Dans un luxe – dans une superficialité qui ne laissait place qu'à un confort très moyen. Et bien qu'il rechigne toujours à l'idée de faire une vaisselle ou de faire les poussières - tâche rendue difficile par le nombre d'objets au rendement inutile qu'il ne pouvait s'empêcher d'acheter, encore et encore ; K. n'était pas quelqu'un de totalement bordélique. Son appartement était simplement rangé à sa manière - les choses pas toujours là où elles devraient l'être, mais correctement aménagées selon sa propre logique.

Il se leva pour mettre l'assiette dans l'évier - elle pourrait attendre encore avant d'être lavée, et faillit empoigner la bouteille d'un geste machinal pour la mettre au frigo. Cruel réflexe.

Les sanitaires pour femmes, la tâche de Swann, le regard de Gardner ; cette putain d'idée qu'il avait eu de s'épancher mièvrement à et envers une porte.

Non, décidément, il n'y arrivait pas. Il lui faudrait apprendre à vivre avec -  rien ne pourrait faire disparaître cet honteux épisode de sa mémoire - aucune formule ; rien.

Oh.


En pensait à la possibilité de faire quelque chose, un autre incident fâcheux revint à la mémoire du professeur : le fait que les cordonnées, raillées, de Swann se soient retrouvées marquées sur le tableau. Putain - il lui faudrait également supporter les reproches du personnel d'entretien. Et il était persuadé que le destin lui réservait, encore, pour messager l'homme de ménage le plus acariâtre de Californie.. Ca n'avait, en tout cas, pas raté pour l'après-coup de la première farce que ses élèves lui avaient fait.

Swann, pourquoi a-t-il fallu que tu...-

Sa question demeura sans fin. Swann, son amie qui l'avait mystérieusement plantée au lycée en laissant derrière elle voiture et sac. C'est-à-dire détergent et multiples autres agents dégraissants.

Un regard jeté à son portable lui apprit qu'elle n'avait toujours pas répondu à son message.
Un deuxième regard, suivi par un effleurement tactile, lui apprit que cela était sans doute lié au fait qu'il était complètement déchargé.

Il maugréa - saleté. Ce téléphone lui avait coûté près d'un demi-paye et il ne parvenait même pas à garder un peu de batterie en douze heures.

Le professeur de maths procéda de façon concise - tout n'était peut-être pas perdu finalement. Il amena le lourd cabas de son amie sur la table et se préparant au pire - après tout, seul Dieu savait pour le moment ce qu'il contenait, plongea la main dedans. Il y alla d'abord à tâtons, puis, rassemblant tout son courage, y alla plus franchement. Après tout, ses années d'adolescence avec Swann l'avait sans doute déjà préparé au pire.

Une bombe de laque, de la Elnett - tant mieux, son odeur n'était pas trop chimique.
Une paire de gants en latex.
Trois flacons de gel désinfectants - vanille, mangue et 'air marin' ?
Une petite sacoche brillante qu'il ne jugea pas utile d'ouvrir - des cosmétiques, sans doute.
Un téléphone à la old-school.
Ah - une bouteille de Savon noire...-

Un instant.

Le téléphone de Swann ne ressemblait en rien à celui-là. Il était noir - et non de ce blanc immaculé qui la caractérisait bien, c'était un Samsung si sa mémoire était juste. Et puis.. Il se souvenait d'avoir reçu un message un peu plus tôt - donc ça ne pouvait pas être son téléphone.

Sans doute un objet trouvé.

Quelques instants plus tard - il mit enfin la main sur une bouteille à la composition chimique correspondant, assez bien, avec celle du xylène, et à l'odeur suffisamment forte pour lui faire espérer qu'elle viendra à bout de son gribouillage.

La bouteille semblait être neuve et en voulant tester un peu l'efficacité de ce produit miracle, K. manqua d'en déverser partout sur son précieux meuble, à défaut de n'avoir pu éviter une projection sur les doigts. Cinq minutes plus tard, il prit donc une douche brûlante - aux effets particulièrement relaxants après une longue journée, et laissa son esprit vagabonder partout sauf sur les particules d'h20 l'entourant. Ce terrain demeurait encore trop sensible.

Bing - ses cellules grises, désormais dégraissées, se mirent brusquement en marche. Il n'avait pas jugé cela important sur le moment, mais quelque chose clochait sincèrement.

Swann Reeves. Ramassant. Un. Objet. Inconnu. Pour. L'Enfouir. Dans. Son. Sac.

Les trucs trouvés par terre étaient bourrés de bactéries - il ne pouvait que donner raison à Swann sur ce principe, alors pourquoi diable avait-elle ramassé ce truc ?

Klak.

Le bruit sourd venait de la cuisine. Kristopher se raidit instantanément - putain de merde. ; Qu'est-ce que c'était ? Hallucination, fatigue, casserole renversée dans l'évier ? Dans tous les cas - K. eut la réaction de beaucoup de monde, c'est-à-dire préférer ne pas se retrouver nu comme un ver si quelque chose devait arriver.

Il coupa l'eau, enfila pyjama et sweat, et enveloppa ses cheveux dans une serviette. Quoiqu'il advienne maintenant, il était prêt à faire face à la situation, dans toute sa splendeur.

Après tout, il avait déjà avancé l'argent pour le mois, non ? Et puis le loyer, les intérêts, les clients casse-pieds..

Lorsque Heffernan trouva enfin le courage d'ouvrir la porte, on pouvait dire qu'il s'attendait à tout - à ce molosse de deux mètres qu'on avait pris l'habitude de lui envoyer lorsqu'il était en retard, à sa très chère land landy, à cet saleté de chat sauvage de la voisine -, sauf à Swann. Qui semblait en être venue aux mains avec une passoire.

Il resta muet un long moment - à en juger par l'expression de son amie, on aurait presque pu croire qu'il était celui venant d'entrer par effraction chez elle.

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MessageSujet: Re: Caught red-handed - Swann Reeves Mar 26 Juin - 1:03


CAUGHT RED HANDED

Swann & @"Kristopher Hefferman"





La réalisation des choses avaient été si tardives. La pauvre enfant était plutôt chamboulée par les évènements, remettre un ordre dans ses pensées c'était avéré particulièrement compliqué. Surtout avec le périple du taxi qu'elle avait vécu pour rentrer... non, clairement Swann savait que cette journée ne figurerait pas dans ses notes comme une passée sous un soleil clément. Pas qu'il y ai eu beaucoup de pluie et de nuages, ailleurs que dans sa propre vie.

Et quand lavée, calmée, dans des plaids confortablement enroulée la jeune femme était, bien entendu la malchance venait sonner à la porte de nouveau. Ou plutôt fracasser le bois à coup de marteau. Mordant sa lèvre supérieur, sa main agile avait attrapée son téléphone à la vitre dénuée de toute trace de doigts pour écrire à la vitesse grand V un sms à un destinataire tout trouvé. Pourtant, elle n'avait aucun envie de revoir son doux visage, pas après tout ce qui s'était passée. Non, tout ce que la professeur avait pou souhaiter, c'était restée à glander à chouiner devant une mauvaise série télévisée. Mais sa maladresse en avait décidé autrement, alors qu'elle se relevait pour changer de vêtements. Pas le temps de chercher à l'impressionner d'une quelconque manière non, d'autres soucis majeurs entraient en ligne de mire, ou simplement un: le téléphone.

Pas celui qu'elle astiquait après chaque utilisation, vous l'aurez compris. Non dans le cas présent, l'objet était d'une sous marque inconnue au bataillon, plus gros et lourd qu'un beau savon de marseille senteur bonbon d'antan. Les secrets qu'ils conservaient ne devraient jamais être épié par quiconque, et encore moins par l'innocence professeur de mathématiques. Celui qui croit en tout et rien, qui rit pour rien et tout. L'homme emplit de tant de bonté, qu'il est venu à l'accepter, elle. Maintenant, il était question de vie ou de mort. Mais qui sera le cadavre?

Pas de bruit de talons qui claquent au sol, mais dans la nuit tombante on perçoit plutôt sa respiration inégale. Telle une ombre elle se glisse sous la lumière des lampadaires en direction de la bien connue maison. Ou plutôt luxueux appartement, endroit mystérieux qui hormis son propriétaire ne lui semble pas particulièrement attrayant. Non décemment Swann ne comprend pas pourquoi son cher ami à pu décidé de vivre ici, mais soit. Le seul réel inconvénient actuellement, c'est qu'elle n'a que ses pieds pour se déplacer, sa voiture étant délaissée.

Les secondes sont des heures alors que les scénarios s'enchaînent dans sa tête trop sensible à l'exubérance imaginaire. Son esprit invente des expressions encore jamais vu sur le minois de Kristopher à la découverte potentielle de certains de ses secrets. Un film au ralenti, des yeux merveilleusement verts qui soudainement l'a mette à terre. Que va t-elle faire, que va t-elle faire? Finalement arrivée devant le lieu de résidence, Swann prend un temps minuscule pour reprendre une constance, et calmer son coeur impatient. Impatient, mais pas de le revoir cette fois.

Calcul des options en cours. Ses yeux défilent sur les possibilités alors qu'une vielle dame ouvre la porte de la résidence pour promener son drôle de chihuahua. Saisir sa chance, sans s'attarder sur la créature pleine de saletés. Si la personne âgée espère avoir une discussion avec elle et la voir s'attendrir devant la bestiole, elle peut s'en retourner le dentier. Pas ce soir. D'habitude courtoise, Swann se contente cette fois d'un rapide bonsoir pour venir attraper la porte une seconde qui se referme ensuite, avec elle à l'intérieur bien entendu.

Entre les escaliers -dont aucun bouton n'est à appuyer, aucune poignée à pousser ou dos à appuyer contre une paroi trop confortable avec la fatigue qui pointe le bout de son nez- et un ascenseur, le choix semble idiotement vite fait. Montant les marches quatre à quatre en sortant de sa poche le petit désinfectant qu'elle a emmené pour s'en badigeonner les mains et les poignets, est ce sa peau qu'elle tente de récurer ou ses regrets?

Devant la porte finale qui la sépare de sa destinée, ses doigts se tortillent alors qu'elle analyse la situation. Il n'a pas répondu à son sms. Elle est entrée sans se présenter à l'entrée. Son appréhension ne fait que monter, alors que d'un mouchoir elle essuie la poignée de porte, et appuie doucement... ouverte. La porte est ouverte! Quel inconscient! N'importe qui pourrait rentrer, n'importe qui comme elle. D'ailleurs, en une demi seconde elle est à l'intérieure. Comment? Aucune idée, tout ce qu'elle sait c'est qu'elle y est.

Avalant sa salive après une longue concentration, tout ce qui lui vient à l'esprit c'est que les agents secrets sont vraiment fous pour subir ce genre de pression à long terme. James Bond reçoit toute sa considération alors qu'elle gravite lentement dans l'appartement, tentant de ne faire aucun bruit. Jusqu'à atteindre le salon où ses yeux se posent presque aussitôt sur la scène de crime.

La victime: un sac presque vidé. Les témoins: ses divers produits ménagers -très mal éparpillés. L'arme: un vieux cellulaire. Son sang ne fait qu'un tour alors qu'elle se jette sur l'objet sans prendre soin d'aucun nettoyage au préalable. Finissant dans sa poche, ses mains tremblantes laissent entendre une potentielle crise d'angoisse. De l'eau. Il lui faut impérativement de l'eau. Se dirigeant vers la cuisine en s'agrippant presque à ce qu'elle peut trouver -un luxueux lave vaisselle par exemple- elle finit par heureusement atteindre l'évier.. plein de couverts sales. Foutu Kristopher. Swann s'excuse directement mentalement après cette pensée, en se demandant bien où ce trop curieux a pu passer. Jusqu'où a t-il eu l'opportunité de fouiller... quelle idiotie, si au moins la jeune femme n'avait pas mis la date de naissance du garçon pour seul code!

Non décidément elle ne peut pas boire l'eau du robinet. Ca la tuerait! Ou au moins lui donnerait une maladie peu agréable pour quelques jours... ou simplement salirait son être déjà souillé de l'intérieur. Ses yeux tombent finalement sur sa sauteuse: une bouteille d'eau dans la pièce d'à côté! Tant pis si potentiel baisé indirect était échangé: ça bizarrement la demoiselle y survivrait.

Sauf que dans sa précipitation, elle se trouve un acolyte de choix: une passoire qui séchait sereinement sur le côté avant que son coude ne vienne la renverser dans une cacophonie renversante... car tous le reste des ustensiles sur le séchoir semble au départ de leur amie tous vouloir être de la partie. Malgré sa prière de mourir sur place, Swann est encore là. Entouré d'affaires heureusement propres, qu'elle vient néanmoins de salir en les faisant tomber sur un sol qui n'a pas connu l'amour d'une serpillère depuis trop longtemps.

Alors elle se baisse, ramasse et met dans l'évier. Au moins, le processus annihile un peu ses pensées dans cette ronde qui a pour but de ranger: voilà une des rares activités capable de l'apaiser. Alors elle se relève, passoire à la main avant de pousser un cri étonnement aigu en écarquillant les yeux.

Devant elle, un homme de son pyjama vêtu l'épie en silence. Son couvre chef se trouve être une serviette, rajoutant presque une pointe comique à son air ahuri. Lequel des deux est le plus surpris? Pas moyen de savoir. Mais la plus désespérée ça au moins, Kristoper lui laisse la palme.

Car c'est bien lui, dans ses habits de nuit. Penaude, elle repose la passoire.

-"Hum... t-tu ne répondais pas à mon message."

Oui. C'est un fait. Une raison pour entrer chez lui sans y être invitée, beaucoup moins.

-"Je viens juste reprendre mes affaires. Je sais que j'aurais du sonner mais..."

Pas de mais qui tienne hein, Swann est purement et simplement dans la merde. En sentant que ses tremblements se sont tout sauf arrêtés, elle met ses mains dans son dos, parfaite coupable.

-"C'était plus simple de venir les chercher. Il fallait que je nettoie ma gazinière. Elle était vraiment sale, parce que j'ai renversé une casserole d'eau bouillante dessus, comme une idiote. Du coup je me suis dit, oh ce n'est pas un souci on respire à fond et on prend ses produits. Sauf que voilà mon ingrédient secret pour un nettoyage accompli se trouve ici. Et je ne pouvais pas laisser ma gazinière dans cet état. Du coup, je me suis encore dit, bon hé bien à tes risques et périls allons récupérer ce sac. Et voilà. Je suis là. Donc, je vais récupérer ce sac."

Voilà qui avait pour mérite d'être clair... d'une certaine manière. Sans accorder davantage de regard à son ami qu'elle n'avait pas quitté des yeux d'un millimètre auparavant elle alla réunir ses biens. La tâche était ardue à cause de son corps qui ne lui obéissait que partiellement, mais son besoin de quitter l'appartement au plus vite était sans doute partagé par chaque parcelle de sa peau, qui se montrait donc plus coopérative. Même si elle pensait fermement à piquer la bouteille d'eau tout en se retenant: elle avait déjà plus que semer la zizanie. Faites qu'il ne parle pas du téléphone, qui pourtant en silencieux semblait résonner dans son esprit.




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MessageSujet: Re: Caught red-handed - Swann Reeves Mer 25 Juil - 17:38

ft. dearie little Swann

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red handed, red handed

CAUGHT RED HANDED

20h43. Kristopher cligna des yeux une fois, puis une seconde fois. Mais rien n'y fit. Il n'hallucinait pas, Swann se trouvait bien devant lui. Les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, en forme de 0, - un peu à la manière d'un petit lapin pris dans les phares d'une voiture, avec son petit museau qui trésaille, les tremblements d'une mâchoire qu'elle ne parvenait pas à contrôler et l'éclair de panique - non c'était bien moins subtile que ça, qui traversait ses pupilles. Swann semblait attendre que l'impact arrive.

Sa petite technique opéra comme un charme sur K, puisque trop penaud, il n'en vint même pas, sur le moment, à se poser la question qui s'imposait. Non, à la place de ça, toujours muet, le regard du professeur était comme aimanté sur la passoire - probablement encore trempée, qu'elle venait de reposer sur le coin de l'évier. Ses yeux tracèrent alors leur chemin jusqu'à la pile d'assiettes, de verres et de boîtes de conserves qui l'attendaient depuis un bon moment.

Ploc.

Ce fut comme si une petite bulle venait d'éclater et de le sortir de sa torpeur. La voix fluette, anormalement effrénée, de Swann l'avait remis en situation. Un sourcil levé, il écouta ce qui semblait être ses explications, bien qu'elles soient sorties à un débit trop rapide pour lui permettre de tout bien assimiler.. pour le moins boiteuses. Même s'il s'agissait de sa tendre amie.

De l'eau sur une gazinière ?

Son visage se crispa légèrement tandis qu'il examinait Swann rassembler ses affaires. Sous-estimait-il l'ampleur de sa maladie ? Pourquoi chercher à nettoyer de l'eau - pasteurisée, qui plus est ? Ses yeux cherchèrent à se poser, d'une façon presque machinale, sur l'endroit où se trouvait quelques heures auparavant l'effroyable tâche.. mais ce fut sans succès. Elle s'était changée. Oh - bien sûr. Swann avait dû les enfouir au lave-linge - ou bien les atomiser au karcher pour peu qu'il savait, dès son retour chez elle.

Lorsqu'il reposa les yeux sur son visage, Kristopher fut obligé de constater qu'après s'être introduite chez lui par effraction -dieu seul savait comment, son amie semblait maintenant prête à se jeter par la fenêtre pour en sortir le plus rapidement possible.

Il se racla la gorge - incertain. Le professeur devait s'avouer.. quelque peu perdu dans cette situation qui n'impliquait pourtant aucun de ses élèves chéris. La situation était gênante, l'ambiance était pesante. Pour un peu, il aurait presque préféré ne jamais être sorti de sa douche.

Mais.. shit - que pouvait-il dire dans une situation pareille ? Pour un peu - c'est-à-dire s'il n'avait pas failli mourir d'une crise cardiaque en pensant tomber nez-à-nez avec un recouvreur de dettes musclé, il aurait pu en rire. Et ça aurait eu le mérite de détendre, sensiblement l'atmosphère.

Son regard allait de Swann - de cet innocent petit lapin en émoi, à la fenêtre qu'elle fixait elle-même d'un œil implorant, en passant par la passoire qui trônait maintenant au-dessus de ses couverts sales, et pour finir par la bouteille.

Oh non, pas encore cette foutue bouteille.


Il se frotta l'arrière du crâne, gêné, mais oubliant que ses cheveux étaient retenus par une serviette, manquant de la faire tomber. Great - il ne manquait que ça.

Il soupira - et se jeta enfin à l'eau.

« C'est rien Swann, c'est pas important. »

Pas important ? Elle venait quand même de lui flanquer l'une des plus grosses trouilles de sa vie. Mais il ne pouvait pas lui en tenir rigueur - pas à Swann. Pas à ce petit lapin blanc qui avait pourtant manqué de se jeter sous ses roues.

« Je n'avais plus de batterie, oui.. Et il aurait été plus simple d'attendre que je vienne te le rapporter, je comptais passer chez toi demain de toute façon. Mais bon, tu es là, oui.. Alors autant en profiter non ! »

Il lui lança un sourire enthousiaste - quelque peu forcé dans un moment pareil, mais qu'importe. N'attendant pas la réponse de Swann, qui aurait de toute façon tardé à venir, il se saisit de la pile de copies corrigées, et la posa avec fracas dans un carton au coin de son lave-vaisselle, avant de poser sur la petite table les deux seules tasses propres qui lui restaient.

« Qu'est-ce que tu voudrais boire ? J'ai de tout, et même une nouvelle machine à café. »

Une machine dont, il devait l'avouer, il n'était pas peu fier. Une goutte de whiskey en plus, et ça valait les meilleurs bars du quartier. Chose guère difficile en réalité, puisque son préféré se situait dans l'Abbot Kinney Boulevard, soit à plus de vingt minutes à pied.

« Est-ce qu'on pourrait reparler de ce qu'il s'est passé aujourd'hui ? Je.. »

Un désastre - sa journée avait été désastreuse. En tout point. De son réveil, à l'arrivée impromptue (pas tant que cela en fait) de Swann, à... maintenant, en fait. Mais il semblerait qu'elle l'ait été encore plus pour son amie. Et étant donné qu'elle était là, mieux valait crever l’abcès et aborder le sujet directement.

« Comment est-ce que ça va ? Et, oh. »Ting.

Quelque chose lui revint à l'esprit alors que ses yeux tombaient sur le sac que la jeune femme serrait précieusement contre elle.

« Quand tu disais ingrédient secret, tu parlais de la bouteille bleue ? Vu la composition, c'est évident que ça décape, mais pense bien à porter des gants. Je me suis brûlé un doigt avec tout à l'heure. »

L'eau chaude lui avait momentanément fait oublier les picotements, en plus de l'assainir, mais ça recommençait à le gêner. Et il n'avait pas la moindre idée de s'il avait un Hydrogel. Il était que prof de maths après, il n'avait pas à faire mumuse avec des produits d'entretien.

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MessageSujet: Re: Caught red-handed - Swann Reeves Lun 20 Aoû - 3:21


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Swann & @"Kristopher Hefferman"





Plusieurs mélodies dans ses oreilles se disputent l'entrée dans son cerveau. La sonnerie d'un téléphone pourtant sur silencieux pèse sur sa conscience bien plus lourd que le regard méfiant dans son ami dans son dos. Les gouttes d'eau perlant encore du lavabo et le bazar supplémentaire qu'elle a ajouté, à moins que ce ne soit de la serviette sur la coupe frisé du professeur que les gouttelettes fuient. Si c'est le cas, ce sont de véritables idiotes: Swann se ferait un plaisir de rester pour toujours, sur les adorables bouclettes châtains. Mais ce qu'elle entend plus encore que la respiration du garçon, c'est bien les battements coupables de son propre cœur. Pour l'instant, elle a su éviter la catastrophe. D'un cheveu.

Pendant que son esprit cherche à retrouver désespérément un silence réconfortant, ses mains elles rassemblent le bordel créé par Kristopher avec ses précieux produits ménagers. Difficilement. Lentement. Mais sûrement. Peut-être même d'une certaine manière trop rapidement, puisque la jeune femme est bien vite désœuvrée. Restant seule avec sa bêtise stupide, une erreur d’inattention causée par ces fichus tics. Sans l'obsédante tâche, jamais elle n'aurait commis de pareille bévue comme oublier son sac, fuir son meilleur ami et connaître la honte de sa vie devant un cruel public d'adolescents. Le tout en une même journée. En passant l'effraction, bien entendu.

Un raclement de gorge lui rappelle d'ailleurs bien où elle se trouve: pas chez elle. Dans un endroit qui auparavant lui donnait une relation relative de chaleur et de confort, par sa petite taille et son appartenance à celui qui lui faisait tourner la tête. Littéralement dans le cas présent, alors qu'elle se tournait vers lui avec ce petit air toujours aussi penaud collé au visage. Si au moins elle avait su échafaudé un mensonge plus crédible... Mais à quoi pensait-elle?!

« C'est rien Swann, c'est pas important. »

Justement. Si. Il n'avait pas idée. Si la jeune fille avait réussi à réapprendre à respirer et trouver des raisons de continuer après le décès de son père, à l'intérieur de ce petit combiné se trouvait sans aucun doute des raisons pour arrêter. Si il tombait entre de mauvaises mains. Pas que celles de Kristopher soient celles en aucune manière! Swann ne voulait justement pas en entacher la pureté. Perdre l'atroce amitié de l'être aimé, rien que pour une action désespérée.

« Je n'avais plus de batterie, oui.. Et il aurait été plus simple d'attendre que je vienne te le rapporter, je comptais passer chez toi demain de toute façon. Mais bon, tu es là, oui.. Alors autant en profiter non ! »

« J-je... Heu... Oui? »

Pourquoi devait-il être aussi compréhensif, aussi adorable et aussi lui? L'artiste ne comprenait vraiment pas le scientifique. Qu'est ce qu'il pouvait bien gagner à passer du temps avec une psychotique comme elle, alors que d'un sourire rieur le garçon pouvait avoir le monde à ses pieds? Deux tasses vinrent se poser sur la table, alors que ses yeux s’attardaient sur les motifs pour ne pas avoir à croiser trop longtemps des iris déstabilisantes. Bien que certaines équations ne soient pas là non plus pour la rendre davantage à l'aise.

« Qu'est-ce que tu voudrais boire ? J'ai de tout, et même une nouvelle machine à café. »

« C-comme toi. Je prendrais comme toi. Merci, et ensuite je file, je ne veux pas t'ennuyer davantage. »

Tentative de sourire 2.0, qui se conclut plutôt par une grimace gênée alors que ses deux mains vont dans ses poches. L'une pour vérifier qu'un certain objet y est toujours disposé. L'autre pour attraper un gel nettoyant bien utile pour se donner une nouvelle occupation...

« Est-ce qu'on pourrait reparler de ce qu'il s'est passé aujourd'hui ? Je.. Comment est-ce que ça va ? Et, oh. »

Peut-être que sauter par la fenêtre était encore une option? La pause marquée par l'homme lui laissait le temps de l'ouvrir, lancer le téléphone au loin avant de s’éclipser comme Superman. Sans pouvoir. Comme une crêpe. Un petit séjour à l’hôpital n'était-il toujours pas préférable à côté de répondre à ce genre de questionnement lui rappelant de mauvais moments encore encrés dans sa peau maculée, ou sa jupe profanée?

« Quand tu disais ingrédient secret, tu parlais de la bouteille bleue ? Vu la composition, c'est évident que ça décape, mais pense bien à porter des gants. Je me suis brûlé un doigt avec tout à l'heure. »

Son expression se paraît d'inquiétude alors que tous ses plans abracadabrants quittent son esprit pour se focaliser sur le grand brûlé. Quel idiot aussi de regarder dans son sac! Et quelle idiote de lui avoir laissé! S'avancer vers lui d'un pas beaucoup plus décidé qu'auparavant, ses doigts parfaitement propres viennent attraper la main blessée pour l'examiner... rien de terriblement grave.

« Ca aurait pu être pire... fais attention à toi au lieu de me dire de porter des gants. Je ne veux pas être responsable d'échec au bac si tu ne peux plus écrire au tableau. »

Un début de sourire apparaît cette fois sur ses lèvres alors qu'elle retourne à son gros sac pour en sortir une petite sacoche de secours. Fouillant avec application, elle trouve finalement ce qu'elle cherche et peut donc se tourner de nouveau vers lui pour prendre soin de ce vilain bobo.

« Deux petits pshitts, et tu devrais t'en sortir. »

Mais malgré la pression qu'elle actionne, rien ne sort. Merde, de merde, de merde! Vide. Voilà qu'elle se rend encore plus inutile, en apportant un faux espoir. Posant le produit, elle baisse un peu les yeux pour admirer ses pieds en reculant d'un pas.

« Cette journée... n'est pas ma journée. Et on dirait que je veux que tu m'accompagnes dans ma descente aux enfers. Je suis navrée, tu ne veux pas qu'on aille à l’hôpital pour qu'on s'occupe de toi en bonne et due forme? »

Elle ne voit même pas ça comme une occasion pour fuir l'endroit, tant son envie de disparaître de la planète s'étend à tout endroit proche de lui désormais. Que peut-elle faire pour encore plus l'embêter? Peut-être faire un court-circuit en branchant je ne sais quoi, qui détruira malencontreusement sa nouvelle machine à café... rien que d'y penser la demoiselle à maintenant peur que ça se réalise. Surtout avec la grenade téléphonique qui se trouve dans sa poche, le pire peut encore arrivé...


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MessageSujet: Re: Caught red-handed - Swann Reeves Mar 11 Sep - 15:12

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red handed, red handed

CAUGHT RED HANDED

Kristopher plaça les tasses sur sa nouvelle machine et - un sourire au bord des lèvres, appuya sur le bouton. Voilà qui allait considérablement adoucir leur soirée à tous les deux : un bon café. Bien fort - et avec un reste de whisky pour lui, et plus léger, relevé par une pointe de lait pour Swann. Il considéra d'un œil fier sa plus récente acquisition, flambant neuve : un petit bijou de technologie qui lui avait coûté trois cent soixante-treize dollars peut-être, mais avec une telle qualité il n'aurait même plus à sortir pour consommer. Il pourrait même presque ouvrir sa propre boutique - si son appartement, bien sûr, n'était pas aussi exigu.

Ca allait remonter le moral de sa chère amie.

Il s'apprêtait d'ailleurs à demander à la jeune femme de lui passer une briquette de lait qui se trouvait dans le frigo, quand celle-ci le devança et lui saisit le poignet. Hein ?
Le prof la regarda faire, sans comprendre, arquant un sourcil en voyant l'air sérieux qu'elle arborait.

Elle soupira finalement.

« Ca aurait pu être pire... fais attention à toi au lieu de me dire de porter des gants. Je ne veux pas être responsable d'échec au bac si tu ne peux plus écrire au tableau. »

Il se retint de justesse de lui rétorquer qu'une minime exposition à un produit irritant - aussi efficace soit-il, n'avait aucune chance de l'handicaper de la sorte. Mais c'était Swann - et il la trouvait presque mignonne à s'inquiéter ainsi. Il fallait toujours qu'elle en fasse des caisses lorsqu'il s'agissait de sa santé.

Ca lui rappelait l'époque - bien lointaine maintenant, où il s'était mis au skate. Plus pour la frime que pour autre chose à vrai dire - qui y avait-il de si grandiose à tenir en équilibre sur une planche de bois et quatre roues ? Il avait beau faire le malin auprès des autres en effectuant des pirouettes, c'était comme si Swann voyait à chaque fois droit dans son jeu et se ruait vers lui pour inspecter ses mains ou ses chevilles un peu trop râpées.

« Deux petits pshitts, et tu devrais t'en sortir. »

Bon prince - Kris tendit sa main à la professeure qui s'était entre-temps improvisée infirmière et décida de la laisser-faire. Comme lorsqu'elle insistait pour lui appliquer pansements et sparadraps - c'était souvent bien inutile, mais ça avait le mérite de la soulager elle et d'amuser les autres qui le priaient de faire plus attention en lui accolant amicalement un tape dans le dos.

Mais cette fois-ci, rien ne sortit. Produit usé, ou un peu trop neuf ? Il prit la bouteille entre ses doigts et la secoua pour tenter d'en extrait le contenu tandis que la jeune femme se lançait dans une tirade paniquée.

« Cette journée... n'est pas ma journée. Et on dirait que je veux que tu m'accompagnes dans ma descente aux enfers. Je suis navrée, tu ne veux pas qu'on aille à l’hôpital pour qu'on s'occupe de toi en bonne et due forme? »

Il secoua la tête un peu trop vivement en reposant la bombe désinfectante.

« Je sens déjà plus rien Swann - c'était un demi-mensonge puisque la brûlure ne semblait se réveiller que lorsqu'il y pensait, alors non pas d'hôpital ou de SOS Médécin pour moi. Assieds-toi là plutôt, le café est bientôt prêt ! »

Son regard sapin se posa sur le plan de travail où trônait majestueuse sa nouvelle machine. Tiens - il était étrange que ça ne soit pas encore fini. Un coup d’œil plus détaillé lui apprit qu'elle n'était même pas en retour.

Non, non, non. Cette petite merveille lui avait coûté près d'un quart de son salaire déclaré.
Elle ne pouvait pas déjà le lâcher.

Si K. souhaitait remonter le moral de sa tendre Swann, il s'y prenait vraiment mal. C'était maintenant lui qui, les dents serrées, se mettait à paniquer. Les soucis de la brunette venaient totalement de passer à l'arrière de son crâne.

Il vérifia le filtre, le branchement, le bon positionnement des capsules. Rien.
Alors il appuya, appuya, appuya sur le bouton...

Et on toqua à sa porte.
Surpris, son regard se posa automatiquement sur la jeune femme qui se trouvait derrière lui. Mais qui pouvait bien lui rendre visite à cette heure.. si ce n'était pas elle ?

« Heffernan, tout va bien ? »

Une voix fort se fit entendre dans la petite cuisine.

« Heffernan ? »

Il fronça les sourcils - ce timbre lui paraissait familier mais...

« Il faut que tu fasses quelque chose Donald, une autre voix venait d'intervenir. J'ai vu cette fille bizarre entrer dans l'immeuble - elle a failli écraser mon petit Shadowdo chéri dans sa course. Elle venait le voir, j'en suis sûre.. Avec tous ces gens qui lui rendent déjà visite... »

Il faillit se donner une claque monumentale. La vieille chieuse du troisième - son chihuahua affreux.. et son ex-flic de mari. Sans doute tous les trois derrière la porte. Juste derrière.

Et Swann était toujours là, le regard curieux qu'elle lui lançait lui brûlait presque la nuque. Il fallait qu'il fasse quelque chose, avant que les vieux n'entrent, une énième fois, en effraction chez lui et qu'ils se mettent à déblatérer d'autres choses.. compromettantes devant elle.

Son sang ne fit qu'un tour. Plaquant un doigt - le brûlé, aïe, devant sa bouche, il fit signe à la demoiselle de se taire.. Et à pas de loup, saisissant son sac et son poignet, l'entraîna à sa suite.. dans sa chambre. Qu'il referma sans un bruit.

La porte de la salle de bain faisait trop de bruit - et il ne gardait de toute façon rien de trop suspect ici. Oui - il fallait juste qu'ils restent un moment silencieux ici et que les deux vieux se décident enfin à bouger.  

« Euh.. Fais pas attention à eux, c'est des voisins lointains.. Des vrais chieu..- des vieux qui aiment bien enquiquiner le monde en venant sonner tous les jours pour le moindre truc. Et j'ai pas trop envie de m'occuper de ça maintenant, alors on a juste à faire comme si j'étais pas chez moi, ok ? »

Bon - c'était clairement un mensonge éhonté. Même si de son point de vue cela ne s'éloignait pas trop de la réalité. Ce vieux flic menaçait dangereusement de se mêler d'un peu trop près de ses affaires.. Enfin bon. L'important était que Swann y croit - elle croyait toujours à ce qu'il disait. Tout.

Sa crédulité lui faisait parfois un peu mal au cœur - il se sentait un peu mal de mentir de la sorte à cette bonne vieille petite Swann... Mais il le fallait bien. Alors il s'arrangeait facilement avec sa conscience.

« Ca devrait pas être long.. Un peu de patience et on pourra enfin.. Euh, Boire quelque chose ? »

Le professeur de maths n'aurait pas pu mieux dire. A peine eut-il fini sa phrase qu'un bip strident se mit à retentir dans l'appartement - celui annonçant que les deux cafés étaient enfin prêts.

« Donnie ! Tu as entendu, fais quelque chose ! »

Les cris leur vinrent jusqu'aux oreilles. Il y eut ensuite un petit pan - et puis plus rien.

« .. Mh, ça sent bon le café. »

Merde.

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